Détroit ou l'érosion d'une ville

Détroit est une ville industrielle qui a connu, ces dernières années un destin tragique: elle a perdu une bonne partie de sa population, notamment dans la foulée de sa «deuxième» déindustrialisation. La dégringolade de l'industrie automobile a fait mal à cette ville née à l'époque de l'Amérique française (Détroit occupe le site d'un ancien fort français). Cette érosion de la ville touche des quartiers entiers.

On dit qu'une image vaut mille mots (maux).
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Je crois que les photos suivantes parlent d'elles-mêmes. Le lien mérite qu'on le suive.

http://www.marchandmeffre.com/detroit/index.html

Il est pour ainsi dire inconcevable de voir une ville dans un tel état, surtout que le Québec n'a jamais connu les effets d'une telle érosion. Certes, la fin des années 1950 est caractérisée par des quartiers ouvriers particulièrement dégradés. Mais ils demeuraient des quartiers habités, particulièrement pauvres, habités. Ici, à Détroit, c'est l'abandon, le délaissement. Mêmes les mots ne parviennent pas vraiment à cerner cette esthétique de l'abandon: des formes qui incarnent à la fois un passé glorieux, son regret et un être ailleurs; donc, l'abandon.

Il se fait tard. Je vous laisse avec ces quelques photos. Elles sont saisissantes.

note: deux autres articles (en anglais), pour ceux et celles qui aimeraient poursuivre la «découverte»:
- http://ecosalon.com/100-abandoned-houses-detroit-as-canvas-310/?utm_sour...
- http://ecosalon.com/farms-for-detroit/

Et le projet: 100 maisons abandonnées: http://www.100abandonedhouses.com/

R.